La publicité a comme
objectif une seule chose: pousser les consommateurs à acheter des produits.
Il y a des années que la publicité
présente le produit avec le nom de celui-ci à proximité dune image attirante.
Aujourd'hui, il y a des équipes qui se réunissent pour créer de vastes campagnes pour
un produit. Ils créent des thèmes et des
idées qu'ils souhaiteraient que leur produit représente. Les publicités sont maintenant
utilisées dans presque tous les médias : la télévision, les magazines, la radio, le
metro, presque partout! Les publicités deviennent donc un aspect important dans la promotion d'un produit. Les
équipes doivent cerner le marché dans lequil elles cherchent à vendre, et comment elles
veulent transmettre leur message. Elles doivent connaître leurs clients extrêmement
bien. Ces equipes doivent séduire
leurs clientes futures, les obligent en somme à acheter leur produits.
Dans les pages suivantes, je me suis bornée à analyser
cinq publicités parues dans le numéro du septembre 2001 (858) de LOfficiel
de la couture et de la mode de Paris, un magazine connu pour son chic et son
sérieux en matière de mode. Je me suis proposée tout simplement de mieux comprendre les
stratégies et les méchanismes, parfois cachés, à loeuvre dans des publicités
qui mont tapé dans loeil au premier abord, sans aller plus loin.

Cette publicité est
pour le parfum Castelbajac. Deux jeune filles
sont en train de gambader légèrement dans un champ.
On dirait quelles courent après de petites fleurs qui représentent
le parfum. Les filles essaient dattraper
les fleurs de parfum, qui semblent flotter dans le ciel.
Les couleurs utilisées dans cette publicité sont des couleurs primaires. Un
rouge brilliant, un vert tendre, et un bleu ciel. Les
couleurs sont très vives. Latmosphère
créée dans cette publicité est une terre de fantaisie animée.
Il est evident que cette publicité essaie de viser un secteur jeune, des filles qui sont encore jeunes, à peine sorties de lâge dinnocence, mais qui cherchent néanmoins à paraître plus mûres et sexy. La cliènte eventuelle qui regarde cette publicité, est amenée à associer Castelbajac aux femmes jeunes, insouciantes, et sexy.

Cette publicité de Sergio Rossi est pour un modèle de
chaussure à talon haut. C'est une publicité saisissante. Elle utilise des miroirs pour
multipler le pied long et svelte d'une femme qui porte des talons hauts, et pour indiquer
la réflexion moins évidente de sa jambe à l'arrière-plan. Cette publicité est pleine
de parodie, et dun contraste qui est subtil, mais puissant.
La jambe de la femme, ainsi que celle reflétée dans la
glace, est coupée à mi-mollet. Ainsi, la publicité n'est pas excessivement provocante.
On pourrait supposer que la femme porte un tailleur, une chemise, ou d'autres vêtements
convenables. La chaussure est bien mise en evidence, grâce aux deux perspectives créées
par les mirroirs. Les jambes du mannequin
sont dans une bonne lumière et, en général, semblent être le sujet dune
publicité simple, publicité concentrée sur un talon haut noir et blanc. Le contraste
est bien révélé dans le pied qui se trouve à lenvers dans la réflexion. Tandis
que la jambe du mannequin est coupée à mi-mollet, la jambe dans la glace révèle bien
plus: la femme ne porte quun slip noir. Révélés aussi sont des gants en cuir
noirs aux mains de la femme. Ses mains sont posées sur ses hanches. Tout cela évoque à
une femme sensuelle, dominatrice, bien autre que le type de femme qui est la source de la
réflexion et qui porte des talons hauts de Sergio Rossi. Cette image devient donc plus
complexe dans son évocation dune sensualité qui est transmise par le talon haut de
la femme à lendroit, qui est en même temps lautre, la femme à lenvers. L'image est divisée par le miroir
symétriquement. Il y a donc une division, mais l'image n'est pas cassée; elle mène
directement à l'inconnu et à lau-delà. La démarcation semble suggérer que le
talon haut à la fois repousse et fait appel à des régions sexuelles, une sexualité
sous-jacente.
Peut-être l'auteur de la publicité implique-t-il
qu'un talon haut suggère toujours plus qu'un simple talon haut; tout un style de vie
extrêmement sexy. Cest évident de par
les couleurs du talon haut. Le blanc et le
noir sont les couleurs du bien et du mal. Si
l'image réelle est la femme bonne, légitime, chic, sérieuse, la réflexion en bas
suggère lautre côté de la femme. Un
autre point essentiel dans le contraste noir/blanc est que ce nest pas seulement un
thème littéral mais aussi figuré. Le noir sur le talon haut se trouve sous le blanc,
suggérant que le noir est dominé mais reste important. La proéminence du noir est
révélée par le fait que la couleur noir couvre la majorité du talon haut. Cependant,
le blanc domine le sommet de larchitecture de la chaussure, et la qualité du
produit, le talon haut. Mais le caractère principal du talon haut se trouve dans son
ambiguïté, dans la partie plus sombre de la publicité.
C'est une tentative de la part de léquipe de réunir lactuel et l'impliqué. Cette publicité suggère que si une femme désire porter un talon haut sexy, elle doit être une femme sexy. Et si elle est une femme sexy, les talons hauts de Sergio Rossi renforcent ce qui se trouve au-dessus de ces talons hauts. En somme, la publicité implique que le talon haut est important, parce quil crée la femme ambiguë, nature double figurée par le talon haut.

Cette publicité est pour la boutique Chloé en France. C'est une
boutique de mode de femmes. Cette publicité a beaucoup de force visuelle, et est très
intéressante. Les
trois éléments de cette publicité sont le mannequin et le chemisier qu'elle porte, la
gargouille contre laquelle elle sappuie, et la ville de Paris au fond. Chacun de ces
trois éléments joue un role important dans la publicité.
Le mannequin est appuyée de façon
provocante contre une gargouille fort grotesque sur la Cathédrale Notre Dame. Le
mannequin et la gargouille représentent la belle et la bête. Cest un contraste fantastique. Le chemisier, entrouvert et un peu court, révèle
son décolleté et son ventre.
Examinons maintenant le fond de la
publicité. La photographie est prise à
quelques mètres du mannequin en haut de la Cathédrale Notre Dame, un symbole très
chargé de plusieurs points de vue: historique,
religieuse, litteraire, et culturelle de la France.
La photo est prise de sorte que l'horizon tranche sur le milieu de limage.
On voit beaucoup de toits des bâtiments de la ville. Le drapeau français flotte sur un bâtiment qui
rappelle le phallus, et attire loeil. La
couleur du ciel est très terne. Cest presque sans couleur. Cest comme sil venait de pleuvoir.
Quévoquent ces
elements chez une cliénte éventuelle? Au
premier abord, on a un sentiment trouble. Les couleurs et laspect
general de la publicité sont presque déprimants. Je
pense que c'est significatif parce que tous ces éléments atmosphériques et
fantasmagoriques font contraste avec la richesse triomphante du chemisier, dont la
fonction essentielle est déblouir la personne qui a le bonheur dêtre en
presence dune femme qui porte un chemisier de Chloé.

L'intrigue des cheveux est rehaussée par le
fait quils emballent la tête du mannequin, et
serpentent autour du cou et decendent vers sa poitrine. La façon dont ils glissent vers
le bas de son corps évoque la qualité
sensuelle des cheveux. Un autre point intéressant de la femme est la couleur de sa peau.
Sa couleur dorée suggère par sa qualité riche que le mannequin ressemble à une idole.
Cet aspect métallique et serpentiforme donne à la femme une aura désirable et mythique. En les rendant vivants, la publicité donne plus
de corps et dâme aux cheveux. Mais le but le plus subtil, celui de faire des
cheveux un serpent, les associe au serpent seducteur lui-même.
Au commencement, dans le Jardin de lÉden, le serpent est le symbole de la séduction. Et puisque les Français
semblent plus facilement orientés vers la sexualité, l'idée de transformer les cheveux en serpent est un idée fantastique.
Ainsi, cette publicité charme le consommateur en lui rappelant lorigine de toute séduction.

Cette publicité présente la collection maquillage de Christian Dior pour lautomne 2001. Premièrement on remarque que pour vendre le maquillage, Christian Dior utilise une femme très belle. On sy attend, presque. Mais, cest dans ses details que cette femme se révèle intéressante.
Le visage de ce mannequin raconte une histoire de femme
mûre. Elle nest pas souriante. Sa bouche est légèrement entrouverte et elle
fixe le consommateur de son regard provocant. Son
visage semble sortir dun endroit humide ou mouillé, mais son visage même ne
souffre pas des effects de ces conditions atmosphériques.
Elle porte des
vêtements bleu sombre et est chargée de bijoux metalliques.
Ses cheveux constituent
aussi un élément essentiel de la publicité. Ils
sont lisses brilliants, foncés, et mouillés. Une
mèche de ses cheveux, un peu en desordre, tombe
nonchalamment sur son visage qui est dune perfection remarquable, surtout du point
de vue de son maquillage.
La femme qui regarde cette publicité aura lassurance que, si elle achète ce produit, elle aura un maquillage que ni sera
pas avachi par les intempéries de lautomne. Elle pourra aussi rêver quelle sera aussi provocante que nen a lair le
mannequin.
Ces cinqs publicités ont beaucoup des choses en commun, mais chacune est très différente dans sa façon de séduire une
clientele éventuelle. Toutes ces publicités emploient divers aspects de la sexualité pour attirer les femmes qui lisent
L'Officiel de la couture et de la mode de Paris. Ces publicités developpent aussi un thème intellectuel pour séduire
les femmes sur un tout autre niveau, au-dela du domaine purement sexuel. Après lanalyse de ces publicités, on peut
apprécier la grande diversité des moyens mis en oeuvre dans ces publicités. Castelbajac crée une image de jeunesse et
dinnocence menacée de disparition prochaine. Sergio Rossi fait allusion à une sexualité secrète cachée chez chaque
femme. Chloé fait appel à la tradition et sappuie sur un rapport avec lhéritage français. LOréal déploie des méthodes
mystérieuses et mythiques pour attirer une clientele à sa guise. Toutes ces publicités sont efficaces dans leur but dattirer
lattention et dengendrer un veritable enthousiasme vis-à-vis de leur produits.